Participation des habitants

La participation des habitants
au service de l’intérêt commun ? :

Participation des Habitants, concertation, co-élaboration, empowerment, démocratie participative, intelligence collective… De nombreux termes qui désignent la création et la mise en place d’un projet commun, porté par les experts d’usage eux même.

Comment faire de la participation sans créer des attentes impossibles à satisfaire ? Comment gérer les conflits ? Comment ne pas créer un outil de révolte ? Quel rôle reste-t-il aux élus ?

« Il ne suffit pas de mettre des élus et les citoyens face à face dans une réunion publique pour que la confiance naisse et que le débat se révèle constructif, bien au contraire. » La participation demande toute une ingénierie. [1] D’autant qu’une participation mal faite peut entraîner des conséquences néfastes imprévues.

Constats :

Difficultés sociétales : Sur la base du système représentatif, le citoyen s’en remet aux élus et récompensera ou sanctionnera aux élections suivantes. D’ailleurs, les habitants prennent souvent le raccourci de designer un responsable politique à leurs problèmes. Incessant affrontement entre élus, habitants, associations, commerçants… certains ajouteront la crise de confiance qu’ont les Français envers le politique. A l’heure où les bâtiments construits dans les années 80 se dégradent et se rénovent, où apparaissent des émeutes, violences, sentiments d’insécurité, extrémisme… Le bilan rappelle le besoin de nouer du lien social, d’être responsabilisé, d’appartenir à un collectif, … La participation des habitants est indispensable dans les constructions urbaines et les politiques qui les concernent.

Déficit de la participation : La participation, lorsqu’elle existe, semble toucher des publics qui ne sont pas ceux visés initialement, comme les jeunes, éternels absents. De nombreux habitants s’autocensurent. Ils se sentent illégitimes à prendre la parole (peur de manquer de compétences linguistiques, intellectuelles ou d’expression, de savoir-faire). La forme de leur prise de parole semble parfois « décalée » et peu entrainer une omission de problèmes centraux. Certains ne participeraient plus, considérant que leur voix n’aurait aucun impact. On observe dans les propos un certain fatalisme et un sentiment d’impuissance. La participation implique un meilleur usage du territoire et transmet d’ailleurs plus de légitimité aux décisions prises par les élus. Avec un accompagnement adapté on peut produire une participation généralisée des publics. Ainsi on dépasse les inégalités et on résout les problèmes territoriaux.

Manque de compétences politiques : Très souvent on reproche aux démarches participatives des échanges peu qualifiés, les fameuses réunions « crottes de chien ». De plus les habitants ont une vision tronquée de la réalité et peuvent prendre des décisions irraisonnées. Il est nécessaire de fournir aux citoyens des espaces ouverts aux débats, de brassage d’idées, d’exercice du sens critique, de confrontation et de prise en compte des autres… Avec un accompagnement adapté, une expertise et des outils, il est aisé d’augmenter le degré d’importance des échanges, les capacités de formulation, de décision etc,

Besoins :

– Résoudre une difficulté commune
– Favoriser l’éducation populaire à la citoyenneté
– Instaurer un dialogue constructif
– Co-construire un aménagement urbain
– Instaurer des lois et réglementations
– Compléter les interstices de l’action publique : améliorer, assembler, innover, inspirer …
– Développer le lien social
– Impulser l’innovation
– Accélérer les décisions collectives
– Réduire la violence

– Faire naitre des groupe d’habitant auto-géré.

– Développer l’écriture collaborative
– Créer de la recherche-action (Créer de la science à partir des acteurs de terrain eux-mêmes )
– Etablir un diagnostic partagé

Méthodes :

Des questions essentielles en amont : S’entendre sur le sens de la démarche, instaurer le cadre des droits et des devoirs, mettre en place des règles définissant les modalités de participation, définir ce qu’il est possible de décider, informer sur les suites… C’est tout une ingénierie à laquelle il faut penser.

Après avoir répondu à toutes les inquiétudes, précisé les intentions de chacun et clarifié les règles, les parties prenantes sont cartographiées. La période d’observation terminée, l’ingénierie de la concertation est pensée pour créer les conditions favorables à l’objectif de la mission. Des outils de discussion (anti-problème, bocal à poisson, mindmap …), prise de décision (loomio, décision par consentement …) de dirigeance (méthode d’évaluation, organisation des rôles, instance régulatrice …) et restitution (vidéos, événement, théâtre forum, graphisme …) sont évidement mis en place. Par delà l’outil, c’est la posture du facilitateur qui fera toute la différence.

Rôle du facilitateur : Plus qu’un animateur, le facilitateur donne à toutes les demandes de la légitimité en accompagnant les habitants à se mobiliser pour la résolution. Il sait avec fluidité gérer les conflits, passer de l’individuel au collectif, reformuler et tirer des sujets les plus bateaux (crottes de chien) les problématiques sous jacentes, adapter son langage (pas de langage technique) … Il s’occupe de mobiliser, de faire émerger les problèmes. Il s’assure d’un dialogue équilibré, simplifie les échanges… Il forme aux règles de base d’une culture de la collaboration saine et productive. Il pose le cadre. Il sait gérer le processus pour en garantir l’efficacité

Et après ? Souvent l’étape oubliée, c’est pourtant la phase la plus importante pour ancrer une participation de qualité, des transformations territoriales et des changements durables. Une dynamique lancée et bien entretenue est une vague sur lequel surfer.

Dans son exigence, Eurythmia garantit l’excellence de ses interventions grâce à la formation continue, l’analyse de pratique, l’intervention au minimum de 2 facilitateurs et l’évaluation perpétuelle des publics.

A présent parlons de vous. Quelles sont vos questionnements ? De quoi avez-vous réellement besoin ? Prenons rendez vous pour en parler plus en détail.

Prise de contact

[1] Gilles JEANOT, Loic BLONDIAUX, Démocratie participative : « La professionnalisation, un enjeu décisif ! », revue Territoires, décembre 2011, p8-11.&gt

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