Sélectionner une page

Quand nous n’avons pas l’habitude de recevoir de l’amour… Quand nous recevons, nous fuyons.

Pourquoi refusons-nous l’amour ?

Qu’est-il possible pour nous ?

Aujourd’hui dans un groupe de femmes, nous avons fait un exercice consistant à se donner des compliments à partir de nos ressentis. Nous ne nous connaissons pas mais simplement à partir du charisme perçu de l’autre, nous donnons ce qui nous vient.

La plupart des femmes restaient à peine quelques secondes au centre du cercle à recevoir.

A) Sentiment d’imposture : est-ce que je mérite vraiment ?

B)  Question de vérité : On ne se connaissait pas, alors puis-je croire et avoir confiance en ces feed backs ?

C) Equilibre entre donner et recevoir : ai-je donné assez pour avoir le droit de recevoir autant ?

D) Regard de l’autre : comment vais-je être jugée ?

E) Et surtout : “STOP ! C’est trop ! Vite, vite, sortir du centre… Sortir de cette avalanche de compliments d’amour, de don … SOS ! “

Il y avait tellement de positif que c’était trop intense. Pas l’habitude, pas le bon moment, sur le qui-vive, fuir les projecteurs, sentiment d’étouffement, besoin de survivre, danger d’être au centre, vue, risquer d’exister, de prendre sa place …

La recherche de la neutralité

Plus à l’aise face à la critique.

Quand nous recevons des critiques, nous nous sommes conditionnés à agir comme à notre habitude : attaque, défense, fuite, repli… Lorsque nous sommes en situation de recevoir de l’amour, alors nous utilisons des mécanismes de réaction similaires à ceux mobilisés lors d’une attaque. Nous avons tellement peu expérimenté l’accueil, l’acceptation, la grâce, … Finalement nous sommes plus à l’aise dans la violence, symbolique (peut être même physique) que dans l’amour universel.

Nous souffrons des critiques et nous rejetons les compliments.

Alors à quel moment nous sentons-nous réellement bien? Dans la neutralité ? Mais la neutralité ne peut être que temporaire, puisque la vie est composée d’une succession de variations, de cycles qui s’enchaînent. Dans le dictionnaire, la neutralité a pour synonyme “l’abstention”. S’abstenir dans la vie peut-il nous amener au bonheur ? À la réalisation de nos aspirations ?

Peut-on attirer l’amour de notre vie, si nous fuyons l’amour ? A moins que nous ne recherchions un amour neutre ? Finalement fade, à l’inverse de notre représentation d’un amour véritable : celui qui fait tourner la tête, celui qui donne de la complicité, de la passion, pur  …

Nous avons donc à nous entraîner à recevoir cette dose d’amour afin de pouvoir lui faire une place concrète et naturelle dans notre vie.

A) Si nous pensons ne pas mériter cet amour alors qui nous le donnera ? Si nous nous jugeons trop sévèrement, si nous nous dévalorisons au point de ne pas être digne d’amour, alors nous devons apprendre à voir et reconnaître, peut-être d’abord à travers le regard de l’autre, notre véritable valeur. Il ne tient qu’à nous, de la regarder.

Peut-être vous dites-vous que certains manquent cruellement de valeur, comme les criminels ou les pédophiles. Donc s’il est possible que certains n’aient pas de valeurs, qu’est-ce qui fait que vous, vous en avez ? Pour avoir travaillé en prison avec ce type de cas, je peux témoigner de la valeur de ces personnes.

Chacun d’entre nous a de la valeur. Nous sommes tous composé de 2 choses : les talents (les réussites) et les blessures (la part d’ombre).

Imaginez qu’à l’intérieur de vous, au centre, il y ait un tube de talent et qu’au fur et à mesure des années il s’encrasse avec nos expériences mal-comprises. Ces couches produisent alors des attitudes qui nous éloignent de nos talents. C’est tout l’enjeu du développement de soi, de revenir en son centre. Chacun de nous peut le faire.

Voyez donc en quoi vous savez faire des choses différament des autres, en quoi vous apportez de la valeur ajoutée, en quoi vous êtes divin.

Apprendre à recevoir

B) Ce compliment est-il vrai ?

Lorsque nous nous demandons si ces compliments reçus sont vrais, alors nous vexons, sûrement à raison, notre interlocuteur. L’accuse-t-on de nous mentir ou de vouloir nous manipuler ? Peut-être, pouvons-nous accepter qu’il s’agisse vraiment d’un acte purement généreux de quelqu’un qui dit ces mots avec authenticité ? Finalement, il n’y a pas de “est-ce vrai ou pas”. Nous avons de multiples facettes composées de talents et de blessures. Ce que les autres perçoivent sont des ressentis qui viennent de leur intérieur. Ils se connectent à partir de qui ils sont, à une partie de nous qui existe. Ils amènent donc tous, une part de vérité complémentaire. Ce n’est plus l’un ou l’autre, vrai ou faux, mais l’un ET l’autre. Par exemple nous pouvons avoir une attitude égoïste et généreuse en même temps. Acceptons donc qu’une partie de nous soit majestueuse, généreuse, puissante …  Choisissons de nourrir et développer plus profondément nos talents “Même si je ne suis pas parfaite, je suis puissante, je suis divine, je suis charismatique …”.

C) Ai-je assez donné ?

Le don est un acte généreux qui se fait par le cœur. Il ne se monnaye pas. Nous avons donc à apprendre à nous détacher du calcul, “si je lui donne ça, il doit me le rendre”. Tout en vérifiant que nous sommes capables de recevoir pour éviter d’entrer dans un don maladif où on s’oublie soi-même. Ce calcul se fait finalement de manière globale. En donnant à votre collègue, un autre jour un voisin vous fera un don. Il y a comme une danse qui s’équilibre mais pas toujours dans les 10 minutes qui suivent.

Quand les autres donnent, c’est qu’ils ont trouvé cela juste. C’est qu’ils nous ont trouvé digne de recevoir ce don. Donneriez-vous de l’argent en sachant qu’il servira l’alcoolisme ? Il est probable que non. L’autre vous a donc senti apte à recevoir ce don et finalement, il donne une partie de lui, il ouvre son cœur. C’est ainsi qu’il se nourrit lui-même. En donnant du bonheur, il crée son propre bonheur. Et hop ! L’équation est résolue. Vous avez reçu autant que lui.

Faites simplement de votre mieux. Donnez ce que vous pouvez et accueillez tous les cadeaux de la vie. Le simple fait d’exister suffit à recevoir tout cela.

En donnant, l’autre ouvre son cœur, c’est ainsi qu’il se nourrit lui-même. Cet échange désormais équitable  crée du bonheur

Parfaitement imparfait, nous sommes parfaits.

D) Dans le regard de l’autre, ce n’est pas son jugement que nous recevons, mais le nôtre. Par projection, nous imaginons ce qu’il penserait de nous si nous étions à sa place “Pas assez ceci, beaucoup trop cela”. Nous voulons nous conformer à ce que nous imaginons comme attente de l’autre. Il faudrait que je sois fine, belle, grande … Ce qui témoigne du degré d’estime de nous-mêmes. Pourtant, il nous suffirait de nous accepter imparfait, pour pouvoir nous sentir libre d’être nous-mêmes. Etant impossible de correspondre aux attentes de 9 milliards d’individus, soit nous sommes condamnées à souffrir, soit nous acceptons d’être nous-mêmes. Si le poisson est nul pour monter un arbre et un singe l’est tout autant pour plonger au fond des mers, ils sont en revanche excellents dans leurs « zones de talents». N’ayons pas peur d’être authentique, c’est la meilleure chose que nous sachions faire.

E) Et surtout : “Encore, encore ! Merci de tout mon cœur pour cet amour ! C’est tellement bon !!! Hahahah la vie est belle !”

Je souhaite que toutes les êtres du monde ressentent l’amour universel au plus haut degré.

En ce jour, je rêve que chaque être humain se sente à l’aise dans l’amour, que nous puissions avoir des relations constructives de cœur à cœur, que celafasse partie intégrante de notre être car c’est la porte d’entrée de notre épanouissement et de notre humanité.

L’amour permet la vie

A l’issue de cet article, je vous invite à décider de recevoir abondamment l’amour et afin de l’ancrer dans votre vie, de réaliser un acte en ce sens. Pour vous, choisissez maintenant de faire une action qui a du sens, à votre manière et cette semaine. Par exemple : demandez à votre compagnon de vous chanter une chanson d’amour, recueillez tous les ressentis positifs de 10 personnes qui vous côtoient, écrivez-vous une lettre d’amour que vous assumerez en lecture publique …